Comment choisir entre SCI à l’IR ou à l’IS?
- JC Patrimoine

- 31 juil. 2025
- 2 min de lecture
La Société Civile Immobilière (SCI) est un outil juridique prisé pour investir dans l’immobilier à plusieurs, structurer une transmission ou gérer un patrimoine familial. Mais une question cruciale se pose rapidement : faut-il opter pour une SCI soumise à l’impôt sur le revenu (IR) ou à l’impôt sur les sociétés (IS) ? Chaque régime a ses spécificités fiscales, ses avantages… et ses pièges. Décryptage.

SCI à l’IR : souplesse et transparence
Le régime par défaut d’une SCI est l’imposition sur le revenu. Chaque associé est imposé directement sur sa quote-part de bénéfices, qu’ils soient distribués ou non.
Avantages :
Fiscalité simple et transparente : les revenus fonciers sont déclarés par les associés dans leur propre déclaration.
Plus-value immobilière à long terme bénéficiant de l’abattement pour durée de détention (exonération totale après 22 ans en fiscal, 30 ans en social).
Transmission facilitée par démembrement des parts.
Limites :
Imposition possible même en l’absence de distribution.
Moins intéressant pour les contribuables fortement imposés.
Moins adapté si l’objectif est de réinvestir les loyers.
SCI à l’IS : outil de capitalisation structurant
Choisir l’IS permet à la SCI d’être assimilée à une entreprise classique, soumise à l’impôt sur les sociétés sur ses bénéfices.
Avantages :
Taux d’imposition réduit (15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfices, puis 25 %).
Déduction possible de l’amortissement du bien, réduisant artificiellement le résultat imposable.
Idéal pour capitaliser sans distribution immédiate.
Intéressant pour loger une activité immobilière (meublé, colocation optimisée…).
Limites :
Plus-values à la revente plus lourdement taxées (pas d’abattement pour durée de détention).
Sortie des fonds fiscalement plus coûteuse.
Comptabilité et obligations déclaratives plus lourdes.
Comment trancher ?
Tout dépend de vos objectifs :
Patrimoine familial, conservation long terme, revenus complémentaires ? IR.
Stratégie de capitalisation, achat-revente, réinvestissement régulier ? IS.
L’arbitrage doit tenir compte de :
Votre taux marginal d’imposition.
La durée de détention envisagée.
Le type d’activité (location nue ou meublée).
Le projet de transmission ou de cession.
Un simulateur ou un audit patrimonial approfondi permet d’objectiver ce choix.
Changer de régime : possible, mais encadré
Passer de l’IR à l’IS est irrévocable. L’opération est parfois intéressante en cas de changement d’usage (location meublée, évolution des associés…). Mais elle entraîne une imposition immédiate des plus-values latentes. La prudence s’impose.
Conclusion
Choisir entre SCI à l’IR ou à l’IS n’est pas anodin. Chaque option offre des avantages… pour peu qu’elle corresponde à votre stratégie. Une décision patrimoniale aussi engageante mérite un éclairage personnalisé.
Vous hésitez entre les deux régimes ? Jonathan Chevalier, conseiller en investissements financiers et gestionnaire de patrimoine indépendant, vous aide à prendre la bonne décision en tenant compte de votre situation fiscale, de vos objectifs et de vos projets futurs.




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